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Le 02 juin 2022

Cédric, accompagnant éducatif & social : "la richesse des échanges entre les apprenants est fondamentale !"

À 42 ans, Cédric Arpaillange est jeune diplômé Accompagnant éducatif et social (AES). Après plus de vingt ans en tant qu'agent de service hospitalier (ASH), il a choisi de suivre une formation dispensée par Croix-Rouge Compétence. Il revient sur son parcours.

Vous avez débuté votre parcours professionnel en foyer de vie il y a une vingtaine d’années. Qu’est-ce qui a motivé votre choix ?

Je travaille aujourd’hui en foyer de vie à Mamers. J’ai intégré ce secteur d’activité un peu par hasard, avec un job étudiant il y a une vingtaine d’années. Je n’en suis jamais reparti. Il y a près de deux ans, j’ai décidé de me former à l’accompagnement éducatif et social, et suis donc rentré en formation financée par l’employeur auprès de Croix-Rouge Compétence en septembre 2020. J’ai obtenu mon diplôme en octobre 2021.

Pourquoi avoir choisi cette formation en particulier ?

Je réclamais cette formation depuis une quinzaine d’années ! Le fait de voir mes collègues évoluer autour de moi, l’envie d’avoir un accompagnement plus spécifique auprès des résidents, et un meilleur investissement dans la structure m’a poussé à concrétiser cette envie. Devenir AES, cela permet de participer plus en profondeur aux projets de vie, d’avoir une proximité et un accompagnement différents avec les résidents. On se situe plus dans l’activité quotidienne que dans le domaine médical. 

Les enseignements proposés par Croix-Rouge Compétence étaient-ils à la hauteur de vos attentes ?

Tout à fait. Malgré le confinement et les cours que nous avons dû réaliser en visioconférence, les formateurs ont fait en sorte que la formation soit plus digeste, avec des temps d’échange, des vidéos, des mises en situations, et des ateliers pour varier l’apprentissage. Nous avons également pu effectuer notre stage, qui nous a permis d’être au cœur de l’activité, pour ma part en maison d’accueil spécialisée pendant quatre semaines.

Que retenez-vous de cette expérience, sur le plan humain et professionnel ?

Mon idée première, en intégrant ce parcours, était d‘acquérir des connaissances théoriques, sur les pathologies notamment. Mais cette formation m’a aussi permis de développer une vision globale sur ce qui peut se faire dans d’autres structures. Piocher des idées d’activités et d’accompagnement, par exemple. J’ai découvert beaucoup d’activités autour de la gestion des émotions, c’était très intéressant. L’accompagnement de personnes polyhandicapées, et l’accompagnement non verbal, également. Réussir à échanger avec des personnes qui n’avaient pas la parole, c’était vraiment bouleversant. Mes quatre semaines de stage ont été à la fois très courtes mais très intenses.

Conseilleriez-vous ce parcours à une personne dans votre situation ?

Complètement et surtout sans attendre ! Personnellement j’ai attendu mais j’aurais dû essayer de la faire avant. Cette richesse d’enseignement est très importante. Beaucoup de gens ont la fibre d’accompagnement mais cette formation apporte beaucoup de choses sur le fond et, j’insiste, sur le partage et la richesse des échanges entre apprenants qui est fondamental.

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