Gwendal Chevalier

Gwendal Chevalier, une reconversion réussie

Le 24 mai 2022

Gwendal : « cette formation d'aide-soignant a redonné un sens à ma vie professionnelle »

Issu d’une formation de paysagiste-commercial, Gwendal Chevalier a voulu se tourner vers un métier qui lui correspondait. Il a suivi la formation d’aide-soignant dispensée au sein de l'institut de formation Croix-Rouge Compétence de Brest. Parti en Roumanie dans le cadre du programme Erasmus, il revient sur son expérience au sein d'un orphelinat.

Quel déclic vous a poussé à vous inscrire dans cette formation ?

Dans mon métier de paysagiste-commercial, j’avais un bon contact avec les gens que je côtoyais, mais le rapport à l’argent me dérangeait. J’ai voulu retrouver ce contact mais dans un secteur d’activité qui me correspondait plus.

Je me suis adressé, un peu par hasard, à l’institut de formation Croix Rouge Compétence de Rennes, qui ne proposait pas la formation d’aide-soignant. Je me suis donc présenté à la sélection organisée par l’institut de formation d’aide-soignant Croix-Rouge Compétence de Brest, où je me suis inscrit en 2016. Sur mon lieu de formation, nous pouvions choisir notre lieu de stage et je me suis positionné sur l’étranger.

Vous avez choisi la Roumanie, où vous avez travaillé dans un orphelinat. Pourquoi ce choix ?

L’étranger était ce qui me correspondait le plus et j’avais toujours eu dans l’idée de faire de l’humanitaire. De ce fait, un pays comme la Roumanie, qui est en voie de développement et qui connaît une forte pauvreté s’imposait. J’avais toutefois des difficultés à trouver une mission car les aides-soignants ne sont pas prioritaires dans le cadre des programmes humanitaires, contrairement aux profils de techniciens ou de chefs de projets qui sont privilégiés.

Grâce à la formation Croix-Rouge Compétence et compte tenu du fait que la Roumanie est membre de l’Union européenne, j’ai pu obtenir une prise en charge à 75% de mon stage via le programme Erasmus. 

La formation vous a-t-elle aidé sur des points spécifiques de votre métier ?

À l’origine, je souhaitais pouvoir mettre au profit de gens en difficulté ma bonne humeur, ma bienveillance et la formation m’a permis d’appréhender et d’avoir une bonne posture parce que cela s’apprend. Pour des personnes qui sont plus timides ou trop réservées par exemple, cela aide parce qu’il y a des cours sur la communication, les échanges. On apprend à écouter, à entendre et à se positionner par rapport à la personne qu’on a en face de nous et à s’adapter à son parcours, à sa personnalité.

Qu’en retenez-vous pour votre vie professionnelle actuelle ?

Aujourd’hui je travaille pour Coallia, une structure d’accompagnement social auprès des personnes vulnérables, avec un public qui vient du monde entier. Nous avons rencontré 42 nationalités en trois années, donc la communication c’est un point important. Mon stage en Roumanie dans un orphelinat m’a permis d’apprendre le roumain, et quand on a commencé notre aventure Coallia, nous avons pris en charge une personne d’origine roumaine. Cela m’apportait un caractère exclusif par rapport à mes collègues et elle se sentait un peu rassurée d’entendre quelqu’un qui connaissait sa langue natale. Aujourd’hui encore, cela m’aide dans mon rapport aux résidents et me permet de développer une meilleure proximité.

Conseilleriez-vous cette formation à une personne dans votre situation ?

Je ne peux que la conseiller car j’en ai gardé un très bon souvenir. J’ai navigué de boulots en boulots, à droite à gauche, sans trouver un sens. Le fait d’avoir fait cette formation et de m’être posé dans ce secteur d’activité m’a donné l’impression de retrouver un sens à ma vie professionnelle.

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